Photojournalisme

Depuis 22 ans le festival VISA pour l'IMAGE rend hommage au photojournalistes.
L'occasion de découvrir quelques unes des photos exposées à Perpignan et d'en analyser une.

Des manifestants scandent des slogans durant un rassemblement contre le Conseil militaire égyptien ( qui était au pouvoir) sur la place Tahrir, au mois de novembre 2011. (© Remi OCHLIK/IP3 PRESS)


                    Les cimetières de l'électronique. Nigéria 2012 (Stanley Greene/NOOR)


Sur les quais du port Ishinomaki, Japon. Après le Tsunami. 15 avril 2011 (© Lars Lindqvist/Dagens Nyheter)


          Manifestant fuyant les gaz lacrymogènes. Athènes 20 octobre 2011 (© Aris Messinis / AFP)

Cette dernière photo a été choisie pour l’affiche du Festival « Visa pour l’image ».
Notre regard est tout de suite attiré par l’homme qui porte un masque et qui court vers la droite pour échapper aux policiers. Impossible de savoir qui se cache derrière cette silhouette qui pourrait être celle d’un autre manifestant. L’anonymat domine. L’image est envahie par la fumée des gaz lacrymogènes. En arrière-plan, on devine les forces de l’ordre. Pas de fuite possible vers l’arrière ou vers la gauche, pour notre manifestant !
Au premier plan, on aperçoit la statue un peu floue d’un coureur, d’un athlète grec. Elle représente le passé. Son socle est tagué et envahi par des boissons. Un détail qui montre le désordre et la protestation. Derrière elle, l’autre homme qui court. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre ces deux silhouettes. Elles sont en mouvement, comme si la statue accompagnait le manifestant dans sa fuite. Comme si le passé et le présent se rejoignaient dans un même espoir, celui d’un changement, d’une autre société plus juste.
(Analyse sur le site : 1jour1actu.com)

Commentaires